24, 36, 48 ou 60 mois : bien choisir la durée de sa LLD
La durée est le paramètre qui pèse le plus sur votre mensualité — et sur le coût total. Voici la règle simple pour ne pas se tromper.
Allonger la durée réduit le loyer mensuel mais augmente le coût total. Le bon arbitrage se fait en confrontant la durée d'usage réelle du matériel à la capacité de votre exploitation à absorber la mensualité.
La règle d'or : durée du contrat = durée d'usage
Payer un matériel que vous n'utilisez plus est la principale source de regret sur un contrat de location. À l'inverse, terminer un contrat sur un bien encore parfaitement productif est une bonne opération.
Repères par famille de matériel
- 24 mois : téléphonie, tablettes, matériel à obsolescence très rapide.
- 36 mois : postes de travail, serveurs, matériel médical léger, équipements de bureau.
- 48 mois : machines-outils, équipements de production, agencements, matériel CHR.
- 60 mois : véhicules utilitaires, engins, matériel lourd à longue durée de vie.
L'effet sur la mensualité
Sur un matériel de 20 000 € HT, l'écart est net : environ 960 € HT par mois sur 24 mois, 690 € sur 36 mois, 550 € sur 48 mois et 460 € sur 60 mois. Le coût total, lui, progresse à mesure que la durée s'allonge. Ces valeurs sont indicatives et dépendent du profil du dossier.
Deux pièges à éviter
- Choisir 60 mois sur du matériel informatique pour « faire baisser le loyer » : vous paierez encore deux ans un parc obsolète.
- Choisir 24 mois sur un montant élevé sans marge de trésorerie : le moindre trou d'air met le contrat en difficulté.